Be aime ixe – du street art pour le moins original

C’est au FISE à Montpellier que nous avons rencontré David, un street artiste de 31 ans, qui s’amuse depuis près de deux ans à fixer des BMX un peu partout. C’est son engagement et sa démarche originale qui nous ont tout de suite plu.

Pour commencer voici un best of de ce que le jeune homme est capable de faire – la vidéo vous donnera une bonne idée de l’univers dans lequel il évolue :

David a répondu à quelques unes de nos questions :

1.  Parle-nous un peu de ta passion pour les petits vélos et de ce que tu en fais ?

Alors mon concept c’est d’accrocher des BMX sur les murs. Je découpe et accroche des morceaux de vélo, pour donner l’impression que mes BMX sortent des murs. Je fais ça de façon indépendante avec une démarche artistique.

2.  Qu’est ce qui a bien pu t’amener à faire ce que tu fais aujourd’hui ?

Le tag m’a beaucoup inspiré…. Mais j’avais envie d’évoluer, de faire un truc que personne n’avait fait avant, de me démarquer des autres.

3.  Tu es seul à bosser sur le projet ? Qu’est ce qui te motive et t’inspire au jour le jour pour continuer à performer ?

Oui seul. La motivation c’est d’aller toujours plus loin, d’envahir les murs. Je veux faire halluciner les gens par les endroits choisis, par leur difficultés d’accès.

Je passe à l’action quand j’en ai marre de ma routine, quand c’est trop je découpe un vélo, et je vais au charbon.

4.  Quelles sont les différentes phases par lesquelles tu passes pour en arriver à un projet réussi ?

 Je marche en ville toujours la tête en l’air, je note sur mon téléphone les endroits qui m’intéressent, je recherche en parallèle des BMX, à la déchetterie ou grâce au bouche à oreille. Après la fabrication, il y a ensuite le repérage et le passage à l’acte. Je termine toujours par une photo ou une vidéo pour immortaliser le projet.

5.  Est-ce que tes œuvres ont un sens ? Ton art est-il un moyen d’expression ?

Oui bien sûr, il y a plusieurs significations, plusieurs messages : en premier ce que je fais c’est vraiment moi, c’est un éventail de mon savoir faire. Je n’ai pas fait les beaux arts, mais je sais me servir de mes mains, j’ai appris à l’usine et sur des chantiers. Pour ce qui est de la démarche hip hop je l’ai appris dans la rue, où j’ai zoné avec mes potes.

Le message c’est « regarde ce que je fais, si toi aussi tu veux faire une chose fais-le, n’attends pas qu’on te donne l’autorisation »  J’adore débarquer avec mon échelle, mon perforateur, mon gilet jaune et percer des trous pour placer mes BMX.

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Ma plus grande satisfaction c’est de donner le sourire à ces gens qui marchent dans la rue, les visages tristes, les esquintés…

Je me vois comme un clown qui donne le sourire aux gens.

6.  Quel est ton meilleur souvenir alors que tu étais en train de fixer un vélo ?

Une grand-mère d’au moins 70 ans qui m’a félicité en me disant qu’elle trouvait ça vraiment beau, et terminant la conversation par «  mais vous allez le laisser ici tout le temps ? », c’était mignon.

Il y a aussi cette fois où je suis passé devant un BMX que j’avais placé un mois avant, et je suis tombé sur une dizaine d’étudiants assis par terre avec des carnets et des crayons en train de dessiner ce que j’avais fait.

 7.  Où est-ce qu’on peut voir tes œuvres ?

A Montpellier, dans le centre ville et à l’extérieur, il y a aussi quelques pièces à Paris, Bruxelles et New York.

Mais vous pouvez aussi retrouver mes œuvres sur mon tumblr, c’est par ici :

http://bmxstreetart.tumblr.com/

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8.  Sais-tu s’il arrive que certaines villes conservent tes œuvres ? Ou préfères-tu qu’elles restent éphémères ?

 Plus longtemps elles restent, plus je suis content, plus de gens peuvent les voir et plus ça me plait… Je suis très surpris que mes BMX restent sur Paris, je leur donnais une durée de vie très courte au départ, mais finalement ça fait plus de 6 mois, et ils sont toujours là…

9.  As-tu été inspiré par tout le mouvement graffiti ?

Bien sûr, j’ai commencé à prendre des bombes et à taguer dans les rues vers chez moi, tout ça car j’étais le voisin de KREVET (bien connu du mouvement graffiti français), ce mec m’a vraiment inspiré, par sa spontanéité et son envie, il m’a donné envie de prendre du plaisir à mon tour.

10.  Peux-tu nous en dire plus en ce qui concerne tes projets à venir ?

Je vais travailler les coupes des vélos, je vais les rendre plus compliquées, pour que l’effet visuel soit encore meilleur. Pour qu’ils donnent vraiment l’impression de sortir du mur.

11.  T’es-tu déjà fait démarcher par des entreprises ou des marques voulant s’associer à ton projet ? Envisages-tu de créer des partenariats ?

C’est vraiment mon but, je cherche des marques de BMX qui me donneraient des vélos, ce qui me permettrait de me concentrer sur la fabrication et l’installation, je profiterais de leur popularité en échange de mon image street.

Pour suivre David dans ses aventures, c’est par ici : Bé Aime Ixe

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