Parcours de Damien Giraud – Marketing manager chez RIP CURL EUROPE

RP

C’est dans une ambiance cool que nous avons interviewé Damien Giraud, surf & snowboard marketing manager chez Rip Curl Europe. Damien, étant lui même un ancien du master marketing et gestion du sport de Strasbourg, est venu rendre visite à la promo 2012-2013 pour un séminaire traitant du marché des sports de glisse.

1.     De quelle formation viens-tu ? Dans quelle entreprise as-tu effectué ton stage de fin d’études ?

J’ai effectué l’ensemble de ma scolarité à Strasbourg en STAPS et j’ai terminé mes études avec le Master Marketing et Gestion du Sport, dirigé par Gary Tribou. En ce qui concerne mon stage de fin d’études, j’étais chez Rossignol, dans le département snowboard à Grenoble, en tant qu’assistant team manager international puis embauché par la suite en tant que team manager Europe (gestion des athlètes, recrutement des athlètes, programme de compétition, gestion des photographes, dotations, filmeurs, liens avec les médias).

2.     Comment es-tu arrivé chez Rip Curl ?

En 2006, j’ai entendu dire par des contacts que Rip Curl recrutait au service marketing hiver. J’ai alors contacté un ancien du master MGS (Olivier Lemoine, directeur marketing) pour confirmer la rumeur. A la suite de sa confirmation, j’ai finalement postulé spontanément.

3.     Quelle a été ton évolution professionnelle en interne chez Rip Curl ?

Au tout début, j’étais au service sports marketing en tant que global winter marketing manager, et ensuite j’ai eu la chance de pouvoir, en plus, gérer le surf. Je suis donc aujourd’hui : surf and winter marketing manager.

4.     Sur quels projets bosses-tu en ce moment ?

Récemment, je planche sur l’élaboration des stratégies marketing de supports aux différentes familles de produits, et sur la recherche de partenaires pour la tournée de GromSearch 2013. Je bosse aussi sur la préparation de la prochaine réunion marketing de janvier, qui vise à valider la stratégie pour le plan d’action de l’été qui arrive, ainsi que l’été 2014. L’ISPO (Munich) est aussi une de mes priorités ainsi que la finalisation de la tournée sur neige en Europe.

5.     Qu’est-ce que tu préfères faire dans ton boulot ?

Ce que j’aime, c’est faire plusieurs choses à la fois et ne pas être focalisé sur une seule chose. J’aime m’occuper de plusieurs sports, mettre en place les stratégies et en faire le suivi, mener de A à Z des projets, lier les actions marketing au business (retombées commerciales), en d’autres mots pousser au retour sur investissement. Par exemple : les événements terrains ciblant les détaillants, qui consistent à les inviter pour rider, leur présenter/faire tester nos produits, parler des chiffres, et renforcer nos relations.

Ce que j’aime, c’est qu’il n’y a pas de train-train, même si j’apprécie de me poser parfois au bureau, et de ne pas toujours être en déplacement sur des événements. J’aime aussi gérer des personnes, c’est un vrai challenge.

6.     Comment définirais-tu la culture d’entreprise de Rip Curl ?

Une équipe de réels passionnés, surfeurs, snowboardeurs et skieurs. Ils lient le professionnel et la passion avec pour principal objectif : s’épanouir tous les jours un peu plus. Pour tout vous dire, je suis content d’aller au travail chaque jour qui passe, et c’est ce qui m’importe.

7.     Quel(s) sport(s) pratiques-tu ?

Le snowboard, même si j’en fais moins qu’avant. Actuellement, je surfe très régulièrement sur Hossegor et ses environs. Autrement, pour garder la forme et lorsque les conditions de surf ne sont pas top, je nage en piscine, cours, et joue au basket.

8.     Ça vous arrive d’aller surfer avant le boulot, le midi ou le soir ?

Oui, tout à fait. Les horaires sont adaptables tant que le travail est fait, mais la flexibilité du temps de travail dépend aussi de ton boulot et du poste que tu occupes.

9.     Tu surfais avant d’être embauché chez Rip Curl, ou t’y es-tu mis depuis ?

Oui je surfais déjà avant 🙂

10.     Quelle est la situation de l’industrie des sports de glisse en France ?

La situation actuelle est difficile. C’est en partie dû à une baisse de la consommation des produits non techniques du type lifestyle. L’industrie du surf souffre tout particulièrement, et pour la première fois après avoir connu des progressions de CA à deux chiffres pendant un bon nombre d’années.

11.     Qu’est-ce qui nous guette en tant qu’étudiants en dernière année ?

Actuellement, il faut savoir qu’il n’y a que peu de recrutements qui sont effectués, ou alors sur des profils très spécialisés (chez Rip Curl par exemple : le département retail recrute, ainsi que le service commercial). La situation est gelée. On va recruter des stagiaires un peu partout, selon les besoins. Je sais déjà qu’il y aura des besoins au service marketing et action sports.

Les 2 profils que l’on va rechercher :

  • Evénementiel, avec des missions tournées principalement vers le marketing opérationnel
  • Relations Publiques/Marketing, notamment avec des missions de communication (création de contenu)

Pour le recrutement, il est préférable d’avoir une affinité avec les sports de glisse, c’est important de pratiquer pour bien comprendre la marque. D’après moi, la passion est une valeur ajoutée sur un profil. Un profil de pratiquant sera privilégié même si les compétences sont un peu inférieures à un autre profil de non pratiquant.

 12.     Quelle est votre relation, chez Rip Curl, avec le siège global qui est localisé en Australie ?

Nous travaillons le plus possible ensemble, notamment avec nos homologues du surf basés en Australie. Nous effectuons la transmission des informations grâce à une plateforme extranet. On se voit 1 à 2 fois par an, sinon on se skype, et parfois on se retrouve sur des événements ou lors de marketing meetings.

13.     Quelle est ta relation avec ton boss (Fred Basse) en ce qui concerne ton projet de carrière ?

Évidemment il ne maîtrise pas tout ce qui pourrait se passer dans le futur, en revanche nous avons des entretiens individuels 2 fois par an (en juin et en janvier) pour faire le bilan des missions, des résultats ainsi que fixer les prochains objectifs, faire des préconisations, etc. Je peux le voir plus si je le souhaite car même si on travaille en open-space au marketing, les plus hauts responsables laissent toujours leur porte de bureau ouverte. En fait, La hiérarchie est très accessible.

14.     Comment est structuré le service marketing chez Rip Curl ?

De la façon suivante,

Action sports

Marketing service

– team riders – événements – stratégie marketing – certains partenariats – outils à la vente pour les commerciaux (go-to-market) – plan medias print et web – RP – Sales meeting – retail marketing – PLV – trade marketing- web / réseaux sociaux – agencement magasins – environnement, planète (développement durable) – partenariats (ex : Bouygues Telecom)

15.      Quelle relation avez-vous avec les autres marques du secteur, basées à Hossegor ?

Nous nous côtoyons à travers l’Eurosima, nous avons de bonnes relations mais nous collaborons en fonction des affinités personnelles. Ça nous arrive de surfer ensemble, de temps à autre. Mais pas trop souvent, sinon il y a trop de monde à l’eau (rires).

16.     Une réaction à propos de la montée des produits Oxylane ? (Wed’ze, Tribord)

Nous sommes concurrents mais n’avons pas la même valeur ajoutée en terme de valeur symbolique de nos produits. Objectivement, les marques sport de glisse ont plus d’historique dans la pratique, donc plus de légitimité, mais les produits Decathlon ne sont pas chers, et de bonne qualité. Ces marques investissent la pratique, mais ne contribuent pas réellement au développement de la reconnaissance de la pratique au travers du sponsoring, de l’événementiel ou de la création et diffusion de contenu comme le font les autres marques de glisse.

17.     Où te vois-tu dans 5 ans ?

Directeur marketing, si possible chez Rip Curl. J’ai plus d’affinité avec le surf et le snowboard, je souhaiterais donc continuer dans cette voie.

18.     Dans 10 ans ?

Changer de fonction ou alors changer de domaine (directeur des ventes, par exemple), cela ne me dérangerait pas.

19.     Quel(s) conseil(s) pourrais-tu nous donner pour la suite de notre parcours ?

Diversifiez vos domaines de compétences grâce à vos formations universitaires, formations fédérales, liens avec l’industrie et/ou avec les acteurs du milieu et surtout profitez de faire des stages pour structurer votre parcours.

Rip Curl cover

Merci à toi Damien pour le temps que tu nous as consacré, c’était un vrai plaisir. En te souhaitant bonne continuation, et à bientôt…

L’équipe des Impatients du Sport

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2 thoughts on “Parcours de Damien Giraud – Marketing manager chez RIP CURL EUROPE

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